20 questions à une auteure : Kallan Daren

Aujourd’hui, c’est un article un peu spécial que je vous présente. Pour la première fois, je prends place de l’autre côté de la barrière ; à la place d’une « journaliste ». Tout est parti d’une conversation entre l’auteure et moi-même où je me suis dit : Pourquoi pas, après tout ? C’est donc avec plaisir que je vous présente ce nouvel article/interview.

En ce qui concerne l’interviewée, certains la connaissent déjà depuis longtemps puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, de Kallan Daren, auteure à succès de la trilogie « La dernière héritière ».

Loin de me prétendre professionnel dans le domaine, j’ai essayé de faire de mon mieux. J’espère donc que cette interview vous plaira ! Enjoy !

interview auteure

Interview de Kallan Daren

Audrey Girard De Gabbia (AGDG) : Bonjour, Kallan. Tout d’abord, merci d’avoir voulu répondre à mon interview ! Peux-tu te présenter en quelques phrases ?

Kallen Daren : Je n’ai jamais vraiment su répondre à ce genre de question… alors je dirais simplement que je suis une jeune femme qui écrit depuis plusieurs années, qui a toujours eu ce besoin de s’évader d’une réalité parfois trop cruelle. Ma grand-mère disait que j’avais toujours la tête dans la lune, ce qui n’était pas faux. Je suis une grande rêveuse qui n’est pas très optimiste, je l’avoue, mais pleine d’espoir !

AGDG : Est-ce pour cela que tu as besoin d’écrire, pour t’évader ?

Kallen Daren : Pour m’évader oui, c’est évident. C’est aussi pour ça que le fantastique est un domaine de prédilection… Hors SF (que je ne sais pas écrire) les autres thèmes sont plus réalistes à mon sens… Besoin de rêver en quelque sorte.

AGDG : Justement, tu écris du fantastique, peux-tu nous parler de tes projets finis et ceux en cours ?

Kallen Daren : Oui, bien sûr. Ma (première) trilogie “La dernière Héritière” est un projet qui m’aura tenu en haleine de long mois. Le 1er tome est sorti en mai 2018. Le tome 2 en février de cette année, et le tome 3 tout frais depuis le mois de juin. Actuellement, je travaille toujours sur mon second projet “Les Initiés”, qui est aussi du fantastique. Pour le moment, il se décline en 2 tomes. Les 2 sont déjà écrits entièrement et sont en cours de correction avant soumission. Après les Initiés, j’ai plusieurs projets en attente… Un plus “noir” et plus personnel (“Derrière l’uniforme”), un autre fantastique sur fond de perceptions extrasensorielles (“La sauvegarde des Mondes”) … Et, en attente, probablement un Spin off de “La dernière Héritière” … Et sûrement un T3 aux Initiés qui viendra plus tard. Il y a aussi plusieurs autres “petits” projets qui se bousculent, mais pas aussi clairs que ceux que j’ai cités, qui ne sont pas “finalisés” dans ma tête, mais qui viendront ultérieurement.

AGDG : Cela fait beaucoup de projets, comment trouves-tu l’inspiration ? Est-ce lors d’une situation précise ou tout autre chose ?

Kallen Daren : Je dirais que ça vient… Comme ça ! Je n’y réfléchis pas. L’idée des Initiés est venue alors que j’écrivais le Tome 1 de l’Héritière. Un autre alors que je discutais avec une amie… En voyant une scène dans un film… Dans un rêve… En écoutant une chanson qui, à l’instant T, va m’évoquer quelque chose de particulier… C’est divers et varié. J’ai un genre de “citation” que je dis souvent quand je parle d’inspiration : en fait, l’inspiration, c’est comme le vent ! Parfois, ce n’est qu’une légère bourrasque, et des fois, c’est une véritable tempête… Mais si tu restes bien attentif à ces choses-là, tu verras qu’il y a toujours au moins une petite brise. En clair, elle se trouve partout pour qui sait regarder !

AGDG : Quelle philosophie ! J’approuve totalement ! Aurais-tu oublié de nous dire que tu es une philosophe à tes heures perdues ? En parlant de citations et de projets, comment travailles-tu tes écrits ? Un plan de départ ? Un cahier des charges (personnages, péripéties, etc.) ?

Kallen Daren : Ah oui, peut-être ! J’aime beaucoup ce genre de “réflexions” intérieures. C’est comme les épigraphes que je mets dans mes romans, j’adore ça, ces petits textes qui poussent un peu à la réflexion et l’introspection. Pour ta question, non, généralement, je n’ai aucun plan, si ce n’est l’idée centrale de base que je développe au cours de l’écriture. Je prends très peu de notes, juste concernant les personnages, mais c’est très rapide et je le fais au cours de la 1re relecture du 1er jet pas avant. C’est un peu comme si tout suivait un cours propre et que je n’étais qu’un instrument. Au fur et à mesure, il m’arrive souvent de me dire : “tiens, je rajouterais bien une scène de tel genre ici ou là” et/ou mon personnage pourrait dire “telle phrase”… Je prends plus de notes à la relecture/correction pour m’assurer de la cohérence, sinon je n’ai rien, juste le feeling et l’instinct.

AGDG : Tu vis donc comme ton personnage le temps de l’écriture du premier jet ?

Kallen Daren : Absolument ! Je découvre en même temps qu’eux ! C’est assez marrant et triste à la fois en fait. Je suis toujours excitée de me remettre à écrire pour savoir ce que la vie nous réserve et pour connaître où l’écriture va nous conduire… Et d’un autre côté, je suis réellement peinée quand la fin arrive parce que c’est tellement prenant que j’ai l’impression qu’une part de moi reste toujours avec elles (les personnages).

AGDG : Je ne peux qu’approuver ! J’ai mis quatre mois à me séparer, sans le vouloir, de mes derniers personnages ! D’ailleurs, à quoi ressemblait la première version de tes livres ? Quelle a été leur évolution pour arriver à la version finale ?

Kallen Daren : Alors cette question est très drôle… Il y a eu finalement pas mal de changement entre mes idées de bases, les 1ers jets des 3 tomes et les versions finales… Par exemple, Lexy devait mourir dans mon Tome 1. Sans spoiler, la fin du 2 n’était pas prévue ainsi non plus, comme la fin du 3… Je voulais laisser un des personnages principaux morts et finir la trilogie sans lui… Et finalement, j’ai eu beaucoup de surprises. Concernant Lexy, c’était la fin qui me paraissait la plus “juste” même si elle était dramatique, mais il y avait Kyara de l’autre côté et, la laisser seule, ça aurait été comme anéantir les espoirs de rédemptions, de renouveaux… Je ne pouvais pas lui faire ça.

AGDG : Comme quoi, aucune histoire n’est réellement terminée lors du premier jet ! Après avoir terminé d’écrire ton premier livre, quelles étapes as-tu franchies pour arriver là où tu en es aujourd’hui ? Tu as osé publier, cela a-t-il été difficile pour toi ?

Kallen Daren : Après l’avoir écrit, je l’ai corrigée, relu x fois, et fait corriger aussi… Et puis j’ai décidé de le soumettre parce que publier mes romans ça a toujours été quelque chose que je souhaitais depuis que j’aie commencé. J’estimai ne rien avoir à perdre donc… J’ai sauté le pas, non sans crainte bien sûr. Je n’aime pas être “jugée” sur un travail que je considère aussi intime que l’écriture. Ça a été un gros travail personnel, sur moi-même. J’apprends encore tous les jours à le faire d’ailleurs. Ça a été difficile parce que des lectrices, des inconnues, allaient sûrement me lire, apprécier ou non ce que j’avais écrit et ça, ce n’était pas facile parce que jusque-là je gardais mes textes égoïstement, comme si personne d’autre que moi ne pourrait les aimer… Aujourd’hui, je ne dirais pas que j’ai plus confiance en moi, mais je prends conscience que des gens apprécient mon travail, mes écrits, mon univers et c’est aussi pour elle que je le fais. Je ne me vois plus me passer d’écriture et de partage.

Questions à réponses rapides !

AGDG : As-tu des talents cachés ? Si oui, lesquelles ?

Kallen Daren : Talents cachés… Ma foi, je tâte du stylo en dessin, mais je n’appellerai pas ça un talent, plutôt du griffonnage d’amateur… Sinon, j’adore les armes, notamment le tir ; j’ai d’ailleurs été major de tir de ma promo en école de police.

AGDG : Une passion peut-être ?

Kallen Daren : J’ai une passion prononcée pour l’astronomie depuis toute petite (la tête dans les étoiles n’était pas qu’au sens figuré) et pour les jeux de culture générale ! C’est atypique en soit, mais j’adore apprendre.

AGDG : Ta couleur préférée ?

Kallen Daren : Je n’ai jamais su me décider entre le bleu et le rouge, alors, souvent, je dis le mauve ou violet.

AGDG : Un voyage ?

Kallen Daren : L’Irlande, bien entendu, pour renouer avec mes origines celtes.

AGDG : Une envie ?

Kallen Daren : Là, tout de suite, j’ai envie de Pez … Plus sérieusement, j’aurais bien envie de me remettre à la guitare ! Ça m’obsède de plus en plus !

AGDG : Ton mets favori ?

Kallen Daren : Je me vois contrainte de révéler un terrible secret… J’adore les “coquillettes jambon” (comme quand j’étais gamine) … Personne ne s’y attendait à celle-là, hein ?

AGDG : Qu’aimes-tu faire quand tu n’écris pas ?

Kallen Daren :  J’ai toujours besoin de m’occuper ! Donc lecture, balade en moto, montage vidéo, visite à la famille, mon neveu, mes trumeaux, la photo, les étoiles… que choisir ?

AGDG : Nature/montagne ou plage/mer ?

Kallen Daren : Plutôt montagne, elle dégage cette sérénité propre à elle que je ne retrouve nulle part ailleurs… Et plutôt mer. C’est moins dangereux, j’ai peur de la profondeur et les vagues sont des traitresses…

AGDG : Ton pire défaut ?

Kallen Daren : Exigeante ! Même si ça peut être perçu comme une qualité par certains, pour moi, à mon niveau, je vous assure que ça ne l’est pas et je plains les pauvres âmes qui se risquent à travailler avec moi.

AGDG : Ta meilleure qualité ?

Kallen Daren : L’empathie, je pense… Je suis très à l’écoute des émotions d’autrui, attentionnée au bien-être de ceux qui m’entourent.

AGDG : Pour finir, qu’aimerais-tu dire aux lecteurs ? As-tu autre chose à ajouter ?

Kallen Daren : Je leur dirais simplement merci ! Parce qu’on sait bien que sans auteur(e)s il n’y a pas de lecteurs, mais, sans eux, nous ne sommes pas grand-chose non plus. C’est un peu comme un cercle vertueux ! Elles m’ont appris le partage, m’ont donné un peu plus confiance en moi, m’ont permis de faire de sublimes rencontres… J’essaye de me sentir bien dans ce “Nouveau Monde” et, même si c’est parfois compliqué, elles m’aident à y arriver. Il y a une chose que j’aime plus que tout, c’est d’imaginer les étoiles dans les yeux des lectrices, leur cœur qui s’emballe à la lecture de mes romans, constater à travers leurs commentaires qu’un morceau de moi les a touchés ; un peu comme cette étincelle particulière quand, à l’école, on parvenait à comprendre quelque chose d’important.

J’espère que vous avez apprécié cette interview ! Je tiens à remercier Kallan Daren d’avoir joué le jeu et d’avoir répondu à mes questions ! Pour en savoir davantage sur ses projets, ses livres, ou même sur elle, vous pouvez la retrouver sur sa page Facebook  ou sur son site internet : https://www.kallan-g-daren.com/

roman kallan daren

Merci à vous de me lire et d’être un peu plus nombreux à chaque nouvel article ! Le prochain sera centré sur mon troisième roman « Jeu, set et love », et vous pourrez y découvrir plusieurs informations sur ce dernier. De son développement, en passant par son écriture, suivi d’anecdotes cocasses, mais, aussi, sur le déroulement de sa publication. À très bientôt, et bonne semaine à tous !

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